Vendre pour survivre

Raisonnons par l’absurde et admettons un instant que l’acte de vente ne soit pas indispensable au fonctionnement du monde. Autrement dit,  qu’est ce qui se passerait si chaque adulte sur cette terre déciderait de ne plus vendre ?  Les non-vendeurs voudraient, tout comme les ex-vendeurs d’ailleurs, continuer à acheter pour se nourrir (notamment) mais point de vendeurs, point de caissière préférée, point de médecin de famille, point de conseiller bancaire, pas de boucher ni même le petit marchand de fruit et légumes du coin… A la rigueur nous pourrions faire un plein ou deux d’essence automatiquement ( en payant par carte bancaire ) tant que les cuves ne sont pas encore vides. Les voitures s’arrêteraient de rouler tout comme les bus, les avions et autres moyens de transport. Il resterait le vélo mais même le vélo verrait sonner sa fin de production, personne pour le vendre. A quoi sert-il en effet de fabriquer des objets ou imaginer des services si notre intention n’est pas de les vendre. Derrière chaque travailleur, se cache une vente, une transaction commerciale.

Tout celà pour montrer (légèrement j’en conviens) que vendre un produit ou un service est la clé sans laquelle aucun commerce, aucun échange, aucune entreprise ne peut survivre, ce serait la fin de l’activité lucrative. Du coup, des stratégies, des études, des formations, des cours élaborés par des professeurs émérites sont destinés à expliquer, à indiquer à l’être humain comment vendre, notamment en masse. Les recettes et autres méthodes pour bien vendre abondent, des ressources humaines au markéting direct en passant par le management et ses approches, nous montrent la voie à suivre pour bien vendre, pour écouler efficacement. C’est cette aptitude à faire apprendre l’art de la vente qui fait d’ailleurs la renommée des écoles de commerce et les entreprises les plus en vue. Un salarié vend au moins une fois. La première lorsqu’il est embauché, il vend son savoir faire en contrepartie d’un salaire convenu. Parmi ces salariés beaucoup sont confrontés à un acheteur (un consommateur direct ou un autre acheteur pour le compte d’une entreprise)  à qui ils vendent ou tentent de vendre des produits ou des services directement, ce sont les double-vendeurs. Un patron, un indépendant, ou un investisseur achète des capitaux physiques et/ou numéraires pour fabriquer à son tour des produits ou services qui seront vendus pour rémunérer et les salariés et les actionnaires. C’est la quadrature, la bulle du commerce et ça a toujours été le cas, au moins depuis la création de la monnaie.

La vente étant la base et la source de toute économie, il est indispensable pour tout ceux qui rencontrent des difficultés à trouver leur place dans ce monde du travail, d’apprendre et d’améliorer leurs capacités à vendre. Procéder ainsi c’est revenir à la source, au fondement de l’acte commercial.


Alors comment apprend-on à vendre ?


  • Identifier un produit ou un service que vous aimeriez vendre (en supposant que tout est possible).
  • Se renseigner sur la fabrication de “votre” produit ou “service”. Qui l’a crée la première fois, comment a évolué son prix…. ? en “gros” l’histoire du produit.
  • Imaginez que ce produit ou service soit déjà entre vos mains (si ce n’est pas déjà le cas) posez le devant vous (ou mettez le sur votre écran de PC) prenez une feuille et notez y tous les arguments qui vous semblent vendeurs, efficaces pour convaincre une personne d’acheter ce produit. Prenez votre temps. Normalement il ne devrait pas y avoir beaucoup de points négatifs pour votre produit puisque c’est votre choix mais tentez quand même de lui trouver des défauts, des options qui manquent, des évolutions à opérer…
  • Testez sur vos proches en leur faisant croire que vous avez un nouveau travail qui consiste à vendre “votre” produit ou service choisi. Observez leur réactions. Comment réagissent-ils ? Quels arguments utilisent-ils pour vous répondre ?
  • Affinez et rectifiez vos arguments en prenant compte de vos recherches et des réactions de vos proches.
  • Vous pouvez maintenant tenter une vente en achetant un exemplaire de “votre” produit ( si vous pouvez sinon trouver un vendeur qui le vend et sous traitez une vente). Si c’est un service, c’est encore plus simple. Un exemple : vous aimeriez organiser des événements, faites une liste de tous les événements qui vous plaisent, argumentez chacun d’entre eux et partagez d’une façon régulière vos avis sur des comptes de réseaux sociaux par exemple ( Facebook, Twitter, blog …).
  • Laissez mijoter au moins un an en refaisant le processus de temps en temps (une fois par mois au moins).
  • Vous avez réussi votre première recette personnelle d’”actrice ou acteur dans le monde de la vente”. Refaire la recette jusqu’à ce que la vente de “votre” produit soit la plus délicieuse possible.
  • Vous êtes devenue (ou devenu) un vendeur.


Conclusion


Les 9 points ci-dessus constituent le début et donc la base de votre nouvelle âme de vendeur. Ils englobent à la fois un produit que vous auriez choisi, une démarche et un apprentissage qui viendrait de vous et le tout pour un but fondamental qui est savoir vendre pour pouvoir vivre dignement. Il reste le choix : Voulez vous vendre ce produit en tant que salarié ou en tant qu’entrepreneur mais ça c’est une autres histoire mais croyez moi bien secondaire par rapport à votre âme de vendeuse (ou vendeur) nouvellement constituée.


K.K.

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