les pauses café
Dans un article du nouvelobs, j’ai appris que la secrétaire d’état Italienne à l’application du programme gouvernemental aimerait bien (si ça ne tenait qu’à elle) supprimer les pauses-cafés et que “la pause-déjeuner elle non plus n’est pas nécessaire”.
Ce type de “réflexions” fait partie (comme par exemple la peur de l’autre qui a des coutumes différentes ) de ces “pensées-type” qu’on a déjà eues mais qu’on a jamais osé évoquer en public. Ce fut le cas de la flexibilité, de la mobilité dans le travail dont on nous a bassinés les oreilles avant d’être adoptés collectivement d’une façon douce et progressive. Car on y arrivera à la “suppression des pause-cafés”, plus le chômage augmentera plus les salariés seront légitimement amenés à faire des concessions (légitimes aussi) sur leur temps de repos. Le communiqué de la fédération des bar-restaurateurs Italiens, suite à cette déclaration de la secrétaire d’état Italienne, va dans ce sens : “Tout cela a été prouvé scientifiquement par une étude de la New York University, selon laquelle la pause donnerait au cerveau le repos idéal pour l’aider à remettre en ordre et conserver les informations à peine reçues”, affirme le communiqué. C’est un processus classique : une pratique courante a ensuite besoin d’être prouvée par des études avant de se transformer en privilège, une rareté puis une exception luxueuse.
K.K.









